Trois innovations qui pourraient révolutionner nos déplacements

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Les nouvelles technologies offrent des possibilités quasi-infinies en matière de déplacements, au sein des villes ou pour les relier entre-elles. Zoom sur trois d’entre elles, aux contours futuristes, qui pourraient pourtant devenir réalité très bientôt.

C’était sans doute un signe. Le dernier Mondial de l’automobile, à Paris, accueillait pour la première fois un espace entièrement dédié aux « nouvelles mobilités ». Celles qui viendront remplacer nos modes de transport actuels, de la voiture individuelle telle qu’on la connaît aux transports en commun. Un signe, donc, que la transformation de nos déplacements est devenue un enjeu majeur de nos sociétés. En témoigne, également, les très nombreux débats qui ont entouré la mise en place de la loi d’Orientation des mobilités.

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Les start-up sont désormais légion à œuvrer pour l’optimisation et l’évolution de nos modes de transport, qu’il s’agisse de nous faire gagner du temps, de réduire la pénibilité des déplacements ou d’aider les constructeurs et équipementiers à inventer les futures structures qui nous transporteront.

Focus sur trois innovations qui pourraient bien tout changer :

Le véhicule autonome

Certainement l’exemple le plus parlant. Le choix de la notion de « véhicule » et non de « voiture » n’est pas anodin : l’autonomie est appelée à être une vague qui inondera tant les déplacements individuels que collectifs. Voire, elle gommera la frontière entre les deux…

Ce qui existe déjà, ce sont les petites navettes autonomes, capables de transporter une vingtaine de voyageurs sur des parcours balisés, reconnus par une intelligence artificielle. La start-up française Navya en a fait la démonstration au grand show du CES de Las Vegas. Des expérimentations, avec de vrais usagers, sont menées en Ile-de-France ou à Nantes. Dans la gamme au-dessus, la RATP va tester avant la fin de l’année des autobus sans conducteur…

Concernant la voiture autonome, la technologie est là, il ne reste plus qu’à adapter la législation… et les autres usagers. Pas simple, encore de faire évoluer des voitures entièrement automatisées dans le flot d’une circulation parfois « compliquée », ne serait-ce qu’en raison des fautes de conduite de certains, quand le véhicule autonome, lui, suivrait à la lettre un parcours « balisé ».

La voiture autonome individuelle ne devrait pas investir nos routes avant, au moins, plusieurs années. On nous promet déjà cependant une expérience de « conduite » totalement différente : avec les mains libres, c’est un nouvel univers de services qui s’offrira aux passagers. Libre à eux de lire, d’écouter de la musique ou de regarder des vidéos. Comme si la voiture devenait un nouvel espace de loisirs, ceux que l’on pratiquait jusqu’alors à la maison.

L’avenir le plus proche, ce sont sans doute les robots-taxis, des taxis partagés à l’image de ce que font les VTC aujourd’hui (type Uber Pool), sans chauffeur. Mais là aussi, il faudra encore certainement attendre quelques années.

Hyperloop, le train supersonique

Le projet de l’homme d’affaires Elon Musk, initié dès 2013, n’a pas fait l’objet d’un dépôt de brevet. Ce qui explique que plusieurs sociétés dans le monde planchent sur leur version de « Hyperloop ». On l’appellera « train », car c’est ce dont il se rapproche le plus. Pourtant, les différences sont importantes : Hyperloop se déplace grâce à un champ magnétique dans un tube sous vide, en suspension dans l’air qu’il enferme, et peut atteindre la vitesse de 1 000km/h !

Inutile de faire long sur les avantages qui en découleraient en termes de temps et d’aménagement du territoire, avec des temps de trajet entre villes aussi réduits… Il faudra toutefois attendre encore une dizaine d’années, certainement, avant l’ouverture d’une première ligne commerciale.

D’ici là, les tests sont nombreux et semblent connaître de vraies avancées, y compris en France. A Toulouse, sur l’ancienne base militaire de Francazal, une piste d’essai de 320 mètres devrait être opérationnelle dans les semaines qui viennent, avec des tuyaux de quatre mètres de diamètre seulement !

Une autre piste d’essaie et un centre d’assemblage devraient aussi voir le jour dans le courant de l’année à côté de Limoges. A l’initiative, la société TransPod promet de mettre la capitale de la porcelaine à une demi-heure de Paris, contre un peu plus de trois heures en train à l’heure actuelle…

Supraways, LA solution anti-bouchons ?

Il s’agit ici d’un circuit fermé en hauteur, sur lequel circulent des navettes sans conducteur. Une sorte de métro aérien dont les cabines électriques (vitesse : 50 à 60km/h) pourront être partagées ou privatisées, qui a pour avantage de ne pas trop empiéter sur la voirie (avec pour seule emprise des piliers espacés, pour soutenir l’ensemble) tout en étant assez pratique pour faire passer l’envie de prendre la voiture. Pratique, lorsque l’on sait que les urbains perdent des heures chaque année dans les bouchons (23 heures par an et par Français, selon une étude INRIX de 2017). Le bouchon, fléau de nos villes, où 82% d’entre nous déclarent « perdre patience » au bout de 30 minutes (sondage Entreprise, réalisé en 2018).

Les cabines Supraways, silencieuses, desserviront les principaux points d’intérêt d’une ville (du monument aux centres commerciaux) et, point essentiel, pourront être sans arrêt jusqu’à destination : l’usager aura le loisir de réserver une cabine pour lui seul (et ses accompagnants), la prendre à tel endroit de la ville et lui demander d’aller directement à un autre.

Deux démonstrateurs devraient voir le jour en France d’ici 2024, mais certains projets sont déjà en discussion : c’est le cas à Saint-Quentin-en-Yvelines et dans le Nord de la Moselle. On serait également intéressé du côté de Lille, selon la Voix du Nord.

Supraways envisage de la desserte intra urbaine mais aussi interurbaine, en reliant les « circuits » de villes séparées par moins de 100 kilomètres.

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